Sabena

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabena

Sabena

Sabena

Logo de cette compagnie
Codes
AITA OACIL Indicatif d’appel
SN SAB Sabena
Repères historiques
Date de création 23 mai 1923
Date de disparition 7 novembre 2001
Généralités
Basée à Aéroport de Bruxelles
Programme de fidélité Qualiflyer
Alliance Qualiflyer group
Taille de la flotte 87 appareils
Siège social Zaventem, Drapeau de Belgique Belgique

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Caravelle au couleurs de la Sabena

La Sabena, acronyme pour Société Anonyme Belge d’Exploitation de la Navigation Aérienne, était la compagnie aérienne nationale belge (code AITA : SN ; code OACI : SAB).

Sommaire

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Histoire[modifier]

Les Pionniers[modifier]

Elle a été créée le 23 mai 1923 et déclarée en faillite en 2001. À cette date, elle constituait l’une des plus anciennes compagnies aériennes, juste derrière KLM et Avianca créées en 1919. À la fin de la Première Guerre mondiale, le SNETA (Syndicat national pour l’étude du transport aérien) envisage la création de lignes commerciales en Europe et en Afrique. Une initiative qui passe du projet à la réalité dès 1920, avec le lancement d’une flotte aérienne constituée d’appareils militaires reconvertis en transporteurs civils, qui sillonnent l’Europe (liaisons Bruxelles-Londres et Bruxelles-Paris) mais aussi la colonie du Congo (ouverture d’une section LéopoldvilleStanleyville). Fort des succès engendrés lors de cette première étape, le SNETA favorise l’adoption par le gouvernement belge d’un projet de création d’une compagnie nationale chargée de reprendre l’héritage aérien présent et de le développer. Une initiative qui se matérialisera sous le nom de SABENA à laquelle on assigne une nouvelle mission : assurer des liens aériens entre la Belgique et le Congo.

À cet égard, le 12 février 1925, les aviateurs Edmond Thieffry et Joseph De Brycker réussissent l’exploit de convoyer leur biplan surnommé « Princesse Marie-Josée », de Bruxelles à Léopoldville. Une opération aérienne qui sera l’antichambre du développement futur des liaisons aériennes très importantes entre la Belgique et le continent africain. En 1929, la SABENA se voit équipée notamment d’appareils de type Fokker pour l’exploitation européenne de son réseau, ainsi que des Savoia-Marchetti pour ce qui concerne l’Afrique.

L’ère des Jets[modifier]

Douglas DC-6 de la Sabena (1960)

Avant la Seconde Guerre mondiale, elle étend sa flotte avec l’introduction du célèbre DC-3 Dakota. Toutefois, il faudra attendre la fin du conflit pour que ses activités reprennent et ce, dans le schéma d’une évolution très importante du transport aérien commercial. En sus de la généralisation des hôtesses à bord, la compagnie se dote de DC-4, DC-6 et DC-7 puis entre dans l’ère des moteurs à réaction avec le Boeing 707, suivi du Boeing 747 et du DC-10. Elle a même à un moment eu le projet d’acheter des Concorde.

De 1956 à 1964, la compagnie entretient une ligne d’hélicoptères entre Bruxelles et Paris et retour. Les héliports étaient situé en pleine ville, à Bruxelles à l’Allée Verte, soit à 10 minutes de la place de Brouckère, à Paris sur l’esplanade des Invalides.

Depuis 1946 jusqu’à sa déclaration en faillite, la compagnie nationale belge n’aura de cesse d’étendre son réseau sur les quatre continents, avec un accent particulier sur les liaisons africaines (Léopoldville-Kinshasa, Dakar, Entebbe, Douala, Kano, etc.) qui ont constitués sa marque de référence et une part très importante de son marché en plus de la ligne Bruxelles-New-York. L’Asie restera toujours le maillon faible du réseau. À part Tokyo et l’Inde la compagnie n’a pas développé de réseau sur ce continent.

Le début de la fin[modifier]

Toutefois, en dépit de ses nombreuses activités, la SABENA n’a jamais été une entreprise commerciale véritablement rentable. Afin d’assurer sa survie (situation de crise et de concurrence sévère dans le domaine aérien) et de désengager les finances publiques des comptes de l’entreprise, sous la houlette du ministre compétent Elio Di Rupo, le gouvernement belge cède 49 % du capital de la société à l’actionnaire SAirGroup. En sus de la reprise du contrôle des activités par un groupe privé, cette période est aussi marquée par l’introduction complète d’une flotte d’appareils Airbus au sein de la compagnie ainsi que l’inscription de celle-ci dans le réseau stratégique nommé « Qualiflyer » (TAP, AOM, Air Liberté, Sabena, Swissair).

En dépit des nombreux efforts pour redresser la situation économique de la SABENA, en réalisant des coupes budgétaires et en termes de ressources humaines, l’entreprise sera incapable de résorber ses dettes et sera déclarée en faillite le 7 novembre 2001. Peu avant, son principal partenaire, la compagnie Swissair se déclarait en faillite également. À la défunte compagnie a succédé en 2002 SN Brussels Airlines, qui a repris sa désignation IATA et son logo en forme de « S » stylisé. En novembre 2006, cinq ans après la faillite de la SABENA, SN Brussels Airlines et Virgin annoncent leur « mariage » pour former la « Brussels Airlines ».

Bande dessinée[modifier]

En 1990 Jean Roba a réalisé une bande dessiné présentant la Sabena: Sabena World Airlines, Safety Story. On y voit Boule & Bill découvrir son histoire et un Airbus de sa flotte.

Exposition[modifier]

Une rétrospective de cette compagnie est organisée par le Musée du Cinquantenaire en 2011 : Le progrès venait du ciel, ceci du 30-9-2011 au 26-2-2012

Flotte historique[modifier]

Sont repris ci-dessous les avions qui ont fait partie de la flotte de la SABENA. Ils sont classés suivant la décennie durant laquelle ils ont fait leur entrée dans la flotte.

1920-1940[modifier]

1945-1960[modifier]

1960-1970[modifier]

1970-1980[modifier]

1980-1990[modifier]

1990-2001[modifier]

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